Les fusées clusters

cluster

Lorsque l’on souhaite obtenir une puissance supérieure à celle donnée par un seul moteur, on peut utiliser plusieurs moteurs. On appelle cela la méthode cluster, car les moteurs sont disposés en grappe, très proches les uns des autres. Cette technique vous permet de faire voler à faible coût des modèles assez lourds et larges, mais nécessitent néanmoins de solides connaissances. En effet, il faut absolument, dans ces fusées là, que tous les moteurs s’allument simultanément ; dans le cas contraire des gros problèmes de stabilité risques de se poser…

Quel est l’intérêt d’utiliser plusieurs moteurs et non un seul et unique plus gros moteur ?

Dans le passé, cette technique été avant tout utilisée parce que le choix des moteurs était très restreint, il n’existait pas de moteurs plus puissants que la classe D. Aujourd’hui cette technique est avant tout utilisée par les personnes voulant du challenge. Comme pour les fusées à un seul moteur, tout doit fonctionner parfaitement, mais avec plusieurs moteurs allumés en même temps. Avec un peu d’organisation et d’attention dans la préparation, vous pouvez aisément vous en tirer ; et la satisfaction sera d’autant plus grande de faire voler une fusée à plusieurs moteurs.

Une autre raison d’utiliser ce système est que vous n’êtes pas obligés de passer une nouvelle certification pour faire voler des modèles plus grands. Vous détenez par exemple la certification niveau 2 mais vous aimeriez bien faire voler des modèles encore plus grands. Comme le niveau 3 est spécialement difficile et coûteux, la possibilité d’utiliser plusieurs moteurs est très intéressante…

I. La disposition des moteurs

Il existe un grand nombre de possibilités, mais le plus généralement, on utilise deux, trois et quatre moteurs. Au-delà cela devient plus difficile, car l’allumage des moteurs doit se faire en même temps et nécessite donc une grande réserve d’énergie : grosse batterie obligatoire !

La disposition des moteurs dans une fusées de type cluster est particulière : les moteurs sont côtes à côtes, ils se touchent et sont centrés par rapport au fuselage ! Cela permet de centrer au mieux la poussée et d’éviter que cette dernière ne déstabilise trop la fusée. En effet même si on veille généralement à utiliser des moteurs identiques, il n’est pas exclu que de légères caractéristiques différents entre des moteurs sensé être identiques comme la poussée.

Voici donc les principales configurations qu’il existe:

cluster2

La disposition la plus simple : on utilise deux moteurs identiques disposés en ligne. Cette configuration est très utile, elle vous permet de dépenser peu tout en ayant un sérieux gain de poussée: vous dépenserez moins avec 2 moteurs à usage unique de 29 mm qu’avec un moteur de 38mm.

cluster 3

Cette configuration embarque 3 moteurs identiques disposé en forme de triangle. Cela permet d’avoir pas mal de poussée dans un fuselage de taille réduite. De plus un autre avantage de cette configuration est la simplicité de la rétention des moteurs : l’espace entre les 3 tubes moteurs permet d’accueillir une vis de fixation par exemple.

cluster 3ligne

Cette configuration de trois moteurs disposés en ligne, permet d’accueillir 2 types de moteurs différents. Les deux tubes moteurs situés aux extrémités de la ligne, doivent être identiques, le moteur central doit développer une poussée supérieure aux deux situés aux extrémités. Cela permet d’assurer que le plus grand pourcentage de le poussée sera situé le long de l’axe de modèle. De plus si le tube central permet d’accueillir un moteur assez puissant pour propulser la fusée, vous pouvez voler sans les deux moteurs aux extrémités. En revanche cette configuration nécessite un diamètre de fuselage beaucoup plus important par rapport au système en triangle.

cluster4

Configuration utilisant 4 moteurs disposés en carré. Très flexible vous pouvez aussi bien voler avec 2 ou 4 moteurs. Dans le cas de 4 moteurs, vous pouvez utiliser 4 moteurs identiques ou 2 d’un type et 2 autre d’un type différent. Ou encore plus fou, faire voler 4 moteurs, mais décalés : commencer avec 2 moteurs, attendre la fin de la poussée et allumer les 2 autres. Comme la configuration en triangle, la place demandée est très réduite pour une grande poussée.

cluster5

Disposition en étoile de 5 moteurs. Cette configuration vous permet de voler avec 1, 2, 3, 4 ou 5 moteurs. Néanmoins, dans le cas de 2 ou 4 moteurs, le tube central restera vide. Cette disposition augmente vos chances d’avoir une poussée asymétrique si un moteur ne s’allume pas, ce qui n’est pas ce qu’on recherche. Dans le cas de 2 moteurs, ils doivent avoir êtres identiques ; pour 3, 4 et 5 moteurs, le vol peut être effectué avec des moteurs différents, mais il faudra appliquer les mêmes règles que pour les configuration précédentes.

Enfin il existe une dernière configuration en 7 moteurs de type 3/2/3.

Dans tous les cas, si vous utilisez moins de moteurs que le nombre maximum, vous devez boucher les tubes moteurs vides. Afin que les gaz d’éjection ne s’échappent pas et que les tubes vides ne soient pas brûlés par les flammes. Utilisez des tubes moteurs vides par exemple…

II. La poussée asymétrique.

L’existence de la possible poussée asymétrique transforme la méthode du clustering en quelque chose de vraiment difficile. Cela se produit lorsqu’un ou plusieurs moteurs ne s’allument pas ou avec un léger retard. Cela produit une poussée excentrée par rapport à l’axe de la fusée et pousse la fusée à voler autrement que la trajectoire verticale. Quelques fois, cette poussée peut transformer le vol en vol horizontal où la fusée s’écrasera au sol.

poussee asymetrique

Pour que tous les moteurs s’allument proprement vous devez:

  1. Choisir les bons moteurs, de tel sorte qu’ils s’allument le plus facilement possible. Nous en discuterons plus bas.
  2. Sélectionner les bon allumeurs. C’est à dire des allumeurs (électriques) qui consomment peu de courant, produisent une importante et longue flamme et disposent des même caractéristiques entre des allumeurs de la même marque.
  3. Disposer d’une batterie puissante.

 

III. Le choix des moteurs.

Normalement tous les moteurs peuvent être combinés entre eux pour former un cluster. Il faut néanmoins faire attention. En effet, il faut éviter de mélanger les propergols. Les moteurs utilisant un propergol traditionnel comme ceux de la fabrique Estes s’allumeront plus rapidement et plus facilement que les moteurs de type composite. Si vous débutez donc dans les fusées clusters, habituez-vous dans un premier temps à utiliser des moteurs traditionnels, lesquels ont un allumage facile est surtout instantané.

 

Les moteurs à propergols composites: un cas à part:

Même s’il est plus délicat de faire des fusées de types cluster avec les moteurs composites comme ceux de Aerotech, car ils disposent d’un allumage plus lent, certaines caractéristiques peuvent jouer en votre faveur. C’est le type de combustion et la poussée. En effet, pour les cluster de moteurs composites on utilise des moteurs s’allumant facilement. L’allumage d’un moteur de fusée se déroule lorsque la bonne quantité de pression s’est formée dans son corps. Les deux caractéristiques qui détermine la rapidité à se pressurisé sont le type de propergol et la géométrie des grains de propergol.>

Les principaux types de propergols propices au clustering chez Aerotech:

  • Blue Thunder : Les moteurs de type Blue Thunder d’Aerotech s’enflamment facilement et produisent une haute poussée les rendant particulièrement propices aux clusters.
  • White Lightning : Les moteurs de type White Lightning sont plus délicats à s’allumer. Les allumeurs doivent délivrer plus de chaleur pour allumer les grains de propulsion en raison des éléments peu inflammable qui font la fumée blanche et la flamme brillante. Si vous souhaitez faire un cluster de ce type, veillez a passer un coup de papier de verre sur les grains de propulsion lors de la préparation du moteur. L’autre point important avec les moteurs de ce type est de faire attention à la géométrie des grains.

Le propergol à éviter de chez Aerotech:

  • Black Jack : Ces moteurs sont très difficile à allumer en raison de la grande quantité de produits non-inflammable qui donne la fumée noire. Ces moteurs de chez Aerotech, sont ceux qui prennent le plus de temps à se pressurisés.

Dans tous les cas, pour les moteurs composites, n’utilisez qu’un seul type de moteur : que des moteurs de type Blue Thunder par exemple. Vous pouvez essayer de mélanger des moteurs composites aux temps de combustion différents, mais c’est quelque chose d’assez délicat.

Un autre paramètre important à prendre en compte est la géométrie des grains de propergol. Comme nous avons vu dans la partie sur la propulsion, il existe 2 types de géométrie pour les grains de propulsion.

geometrie moteurs composites

Parmi ces deux géométrie, c’est la géométrie de type Core Burning (un tunnel cylindrique central qui traverse le propergol) utilisant le système BATES (plusieurs grains utilisant la géométrie Core burning) qui est la plus facile à allumer en raison de la grande surface de combustion.

core burning
Propergol de géométrie Core-Burning utilisant le système BATES.
 

Dans le cas d’un moteur utilisant la géométrie C-slot d’un seul bloc, l’allumage nécessitera un allumeur qui délivrera une plus grande et plus chaude flamme.

Un autre paramètre a prendre en compte est la courbe de poussée de ces moteurs. Prenons l’exemple d’une fusée ayant une configuration de trois moteurs disposés en ligne ou encore une configuration en étoile. Dans ces deux cas il est préférable de placer le moteur le plus puissant au centre. Le moteur devrait s’allumer le plus tôt possible. La plus part des cas on place un moteur ayant un temps de combustion très court. C’est pourquoi on retrouve souvent des moteurs de type blue Thunder au centre de ces configurations. De tels moteurs offrent une très grande puissance dès l’allumage pour un temps de combustion assez faible par rapport aux White lightning. Dans tous les cas le choix du moteur est une étape importante et vous vous devez d’utiliser tous les outils mis a votre disposition. Je parle des courbes de puissances que l’on peut trouver sur internet par exemple. Ces courbes de puissances sont beaucoup plus détaillés que ceux du fabriquant, qui rappelons le, ce dernier vends un produit et ne peut que vanter les mérites de son produit.

La référence en la matière qui propose des courbes de puissance est: www.thrustcurve.org

IV. L’art de l’allumage.

L’allumage dans les fusées de types cluster est la chose la plus difficile et la plus importante. Si seulement une partie des moteurs est allumée, la poussée ne sera pas suffisante (ça dépend bien entendu de votre configuration) et l’axe de la poussée sera en dehors de l’axe du fuselage donnant ainsi des problèmes de stabilités (looping etc.).

 

A. Les allumeurs (igniters)

Presque tous les igniters présents sur le marché ne sont pas aptes à faire décoller des fusées de type cluster. Encore ici, on remarque une différence entre les moteurs à propergols traditionnel et ceux à propergol composite :

  • Les moteurs à propergols traditionnel comme ceux de la fabrique Estes nécessitent une petite flamme en raison de la grande sensibilité de leur propergol à s’enflammer. Les allumeurs utilisés pour le clustering de moteurs Estes sont les mêmes que ceux utilisé pour un seul moteur. Néanmoins, il faudra une batterie développant une tension d’au moins 12V.
  • Les moteurs à propergols composites sont plus délicats à allumer, la flamme doit être grande, développer beaucoup de chaleur et doit être de longue durée. Plus le moteur grand, plus le trou central des grains est grands et plus la flamme devra être grande. Les allumeurs traditionnels comme les Copperhead de chez Aerotech, bien qu’ils produisent une chaleur importante, ne restent pas assez longtemps chauds pour allumer un moteur.

Un bon allumeur pour pratiquer un cluster de moteurs composites réuni ces conditions:

-Faible résistance
-Intensité nécessaire pour son allumage doit être seulement de quelques ampères. Par exemple une consommation de seulement 3-4 A semble idéale. Dans le cas contraire il faudra une batterie assez importante et un système de relay.
-Le montage des allumeurs se doit d’être en parallèle. Le montage en série est a proscrire! En effet si le premier allumeur s’allume celui-ci ouvrira le circuit avant que les autres allumeurs ne recoivent le courant nécessaire.

Allumeurs non recommandés pour le clustering:

-AeroTech Copperhead: nécessitent beaucoup de courant pour être allumés et leur structure les rend difficile a installer en parallèle.
-Aerotech FirstFire: nécessitent beaucoup de courant.
-FireStar: nécessitent beaucoup de courant.

Allumeurs recommandés pour le clustering:

Magnelite: identiques aux FireStar mais nécessitent beaucoup moins de courant. Il est possible d’en acheter déjà préparés ou alors en kit et de se les préparer soi-même. Il s’agit de 2 câbles coupés et reliés aux extrémités par un fin fil de nichrome. Le tout est plongé dans une solution de magnésium qui adhère a cette tête une fois sec. La préparation est très simple et très efficace. Lorsque le courant passe le fil de nichrome chauffe et allume la poudre de magnésium permettant d’obtenir une longue flamme.

Caractéristiques techniques: Une fois allumés ils brulent environ 1 seconde a une température de 5400°F. L’ampérage maximum demandé est de 5-6 A avec un ampérage minimum demandé de 2.6 A pour 224ms. Résistance comprise autour de 1.0 ohm.

Pour plus d’infos sur ces allumeurs, le constructeur a un site web:

www.rocketflite.com

magnelite
Photo d’un allumeur de type Magnelite près à l’emploi.

 

QuickBurst E-Match: souvent utilisés en combinaison avec un altimètre, ces allumeurs nécessitent très peu de courant ce qui les rendent très propices au clustering; ampérage <1 ; 1.5-2V

Allumeurs Estes: pour le clustering de moteurs à propergol traditionnels. En effet les moteurs utilisant une propergol traditionnel comme ceux de la fabrique Estes disposent d’un propergol très sensible, où une petite flamme suffit à les allumer instantanément.

estes igniter

 

B. Préparation et installation des allumeurs

-Les allumeurs devraient avoir tous la même résistance ou du moins être très proche. Cela peut se mesurer à l’aide d’un multimètre qui se trouve facilement dans le commerce pour une dizaine d’euros.

-Pour les moteurs plus gros, si vous réalisez vous même vos propres allumeurs Magnelite par exemple, il convient de replier la tête sur elle même de sorte a faire une pointe plus épaisse. Cela permettra d’appliquer plus de poudre de magnésium et cela permet de bien caler l’allumeur au fond du moteur.

tete_allumeur_magnelite
Sur cette photo la tête n’est pas repliée et le minimum de poudre de magnésium a été appliquée de sorte que l’allumeur s’insère dans des moteurs de faible puissance ayant une petite buse.

 

Veillez a ce que les allumeurs soient bien en place. Pour les moteurs composites qui s’allument par le bas, vérifiez que tous vos allumeurs soient enfoncés à la même distance. Maintenez les avec du ruban adhésif ou avec des élastiques au niveau du diamètre extérieur de la buse. Dans tous les cas, évitez d’obstruer la buse.

-Les allumeurs doivent être montés en parallèle. Cela permet d’éviter qu’une fois le premier allumeur s’allume, ouvre le circuit électrique et empêche les autres de s’allumer par la suite.

-Les fils de connexions doivent avoir le meilleur contact possible. Les « pinces crocodiles » devraient pincer une importante longueur de fil afin de permettre une assez bonne connexion. De plus, il peut aider de passer un léger coup de papier de verre sur ces même pinces qui au fil des vols reçoivent de plus en plus de produits corrosifs et nuisent a une bonne conduction électrique.

montage en parallele pour cluster
Photo illustrant les deux points précédents.

 

C. Les batteries

La puissance des batterie est indiquée par la tension (en volt), l’intensité (en ampère) et sa capacité (en ampères-heures). Plus la capacité de la batterie est élevé plus elle pourra délivrer de l’énergie.

Une batterie de 66 Ampère-heures (noté Ah) délivrera 66 ampères pour une période d’une heure, 132A pour une période d’une demi-heure, 33 A pour une période de 2 heures…

Un circuit électrique obéit a la loi d’ohm:

equa3

U: Volt/tension

R: ohm/résistance

I: Ampère/intensité

Il découle de cette formule:

et

Lorsque les allumeurs sont connectés en parallèle on peut utiliser la formule de la résistance équivalente d’un circuit en dérivation:

(attention: cette formule n’est valable que pour deux résistances)

Admettons que vos 2 allumeurs disposent d’une résistance proche du ohm: 1,1 ohms pour le premier et 1,0 ohms pour le second. La résistance équivalente sera de:

On remarque que la résistance équivalente d’un groupe de résistances montées en parallèle est inférieure à la plus faible de ces résistances. (0,5 < 1,0)

Vous souhaitez à présent pratiquer un cluster de deux moteurs avec ces allumeurs. Vous disposez d’une batterie de moto de 12V. Quel est l’intensité nécessaire pour un allumage simultané?

L’intensité nécessaire sera de:

On remarque que l’intensité nécessaire totale est la somme des intensité de chaque allumeurs.

Dans le cas de plus de deux allumeurs dans un circuit en parallèle:

Dans le cas où plus d’allumeurs sont utilisés il faut utiliser une autre formule. Cette formule nécessite un montage en parallèle et que tous les allumeurs aient la même résistance. Dans la réalité c’est impossible mais cela reste un bon moyen de calculer une approximation de la résistance nécessaire.

;
Re: résistance équivalente
R: résistance d’un seul allumeur ou résistance moyenne de vos allumeurs
n: nombre d’allumeurs dans le circuit.

D. L’arme ultime pour des allumages réussis

Dans certains cas l’utilisation d’une grosse batterie ne suffit pas pour des allumages réussis. Il convient alors d’utiliser un système de relais d’automobile par exemple.

V. La stabilité

Le principal problème dans le cas d’une fusée cluster est la stabilité. Plus vous utilisez de moteurs, plus vous ajoutez du poids à l’arrière et plus le centre de gravité de la fusée (CG) sera proche du centre de pression (CP). (Voir la page sur la stabilité d’une fusée). Pour contrer cela, on utilise en général des ailettes plus larges lors de la planification mais il existe d’autres moyens:

Imaginons votre fusée cluster avec ses moteurs en place et que la distance entre le centre de pression et le centre de gravité soit beaucoup trop faible.

Si votre modèle est déjà construit et que vous souhaitez éloigner le centre de gravité du centre de pression vous pouvez ajouter du poids dans l’ogive jusqu’à obtenir une distance entre les deux points qui vous semble convenable. Une technique intéressante est d’utiliser une ogive moulée en plastique. Ces ogives, au contraire de celles que l’on peut fabriquer a partir de matériaux d’isolation, sont creuses a l’intérieur.

Cette structure particulière permet de pratiquer une ouverture a la base de l’ogive. Cela permettra de créer un emplacement supplémentaire dans lequel vous pouvez ajouter des poids, un beeper, voir un altimètre. Dans notre cas c’est ajouter du poids qui nous intéresse.

Votre ogive étant découpée a sa base, il ne devrait rester plus aucun lien d’attache. Il va falloir en fabriquer un nouveau. Pour cela il vous faudra deux disques en bois de diamètres différents. Ces disques peuvent êtres découpés dans du contre plaqué par exemple. Le premier disque devrait être de diamètre plus faible que l’ouverture de sorte qu’il s’arrête a mi-hauteur de l’intérieur de l’ogive.

Le second disque devrait avoir le diamètre de l’ouverture principale. Il vous faudra également un bon mètre de tige filetée, des boulons, des rondelles, un anneau d’attache avec extrémité filetée pour fixation de boulon et de la colle epoxy.

plans ogive creuse
Plans de construction d’une telle ogive.

Adaptez le diamètre du premier disque de sorte qu’il puisse se loger a l’intérieur de l’ogive au niveau de la mi hauteur de l’ogive voir un peu plus bas si vous souhaitez plus de place pour installer du matériel électronique à l’intérieur de l’ogive. Percez un trou du diamètre de votre tige filetée au milieu de ce disque. Coupez la tige filetée a la bonne longueur de sorte que celle-ci soit en contact avec la pointe intérieure de l’ogive. Une fois la bonne longueur trouvée il faut passer a l’étape suivante. Il faut a présent fabriquer le lien d’attache de l’ogive qui se fixera sur le disque 2 qui est du diamètre de l’ouverture de l’ogive.

La structure sera encore mise en place a partir de tiges filetées. Cette fois-ci il faudra percer deux trous proches des extrémités du disque 1 intermédiaire. Et deux trous dans le disque 2, celui au diamètre le plus grand, de tel sorte que les tiges soient bien droites. La fixation de ces tiges se fera au niveau du disque intermédiaire au moyen de rondelles et de boulons. Enfin il suffit de percer au centre du disque 2 un trou qui permettra la fixation de l’anneau d’attache. Pour finir il suffit de renforcer les liens des tiges filetées déjà boulonnées avec de l’epoxy et de coller l’ensemble de la structure du disque intermédiaire et de sa tige centrale dans l’ogive grâce a de l’époxy.

Vous devriez obtenir a la fin ceci:

ogive1ogive2

Le logement est assez grand et permet d’y insérer altimètre, beeper, émetteur radio (très bon logement pour la grande antenne)… et des poids

ogive3

Quels poids utiliser ?

plombs

Les poids les plus pratiques sont les plombs de pêches que l’on peut trouver en différents grammages et différentes formes: olives, balles creuses…

Augmentez progressivement le grammage et vérifiez souvent la distance entre le centre de pression et le centre de gravité. La distance entre CP et CG devrait être au minimum d’1 fois le diamètre de la fusée. Ne cherchez pas a avoir une trop grande stabilité tel qu’une distance entre CP et CG de 2 fois le diamètre. Cela n’ajoutera que du poids en trop pour la fusée. Enfin n’oubliez pas que le poids change lors du vol de la fusée car le propergol des moteurs se consume…

Une fois la distance entre CP et CG optimisée il faudra peser votre fusée a rapidement déterminer si les moteurs pourront encore assurer un décollage sans difficultés a votre fusée. Pour cela je vous dirige vers l’article comment bien choisir son moteur. Prenez en compte le nombre de moteurs que votre fusée embarquera. La poussée avec plusieurs moteurs s’additionne.

Comment bien choisir son moteur?

Voici une petite astuce pour choisir le bon moteur pour votre fusée : le rapport poids-puissance 5:1.

Problemi sa potencijom mogu značajno utjecati na kvalitetu života muškaraca, često izazivajući osjećaj sramote i frustracije. mnogi se ljudi suočavaju s ovim izazovima u različitim fazama života, a uzroci su često fizički, psihološki ili kombinacija obojega. Razumijevanje tih problema i otvorena komunikacija mogu pomoći u smanjenju stresa i pronalaženju odgovarajućih rješenja. Uz dostupnost različitih opcija za liječenje, mnogi muškarci mogu pronaći načine za poboljšanje svoje situacije. Više informacija i resursa možete pronaći na ovoj web stranici: ed-hrvatski.com. Briga o vlastitom zdravlju i proaktivno traženje pomoći ključni su koraci prema rješenju.

Imaginez que votre modèle près à voler pèse 0.5 kg. Quel serait la poussée minimum qui devrait être utilisée ? Avec la règle énoncée précédemment il nous est possible de répondre :

0.5 * 9.8 * 5 = 24.5 Newtons

(1kg ~ 9.8 Newtons)
Ce petit calcul nous montre qu’un moteur de type D21 ne serait pas apte à faire décoller notre fusée. Il faudrait se rabattre sur un moteur de type E30.

Imaginez maintenant que vous disposez d’un moteur de type E30. Quel serait le poids maximum qu’il pourrait propulser ?

30 / 9.8 / 5 ~ 0.61 Kg

 

/!\ Cette petite astuce fonctionne dans la plupart des cas. /!\

En effet les moteurs ne disposent pas tous de la même courbe de poussée :

  • Un moteur qui produit beaucoup plus que la poussée moyenne très peu de temps après l’allumage et qui aura ensuite une poussée proche de la poussée moyenne, pourra propulser beaucoup plus facilement une fusée plus lourde que le poids indiqué par notre règle. Voici la courbe de poussée d’un de ces moteurs :

  • D’autres moteurs produisent une poussée beaucoup plus progressive. Ces moteurs développeront la poussée moyenne indiquée par leur code beaucoup plus tardivement. Ces moteurs-là sont a éviter lorsque vous souhaitez propulser une fusée proche du poids maximum indiqué par notre règle. Ces moteurs se distinguent par une courbe de poussée comme celle-ci :

Note : Il existe un site qui regroupe les caractéristiques techniques des moteurs vendus sur le marché, dont la courbe de poussée, il s’agit de ThrustCurve.org.

La poussée moyenne ainsi que la courbe de poussée des moteurs ne sont pas les seuls paramètres à prendre en compte. Il faut également s’intéresser à l’impulsion totale délivrée par le moteur.

Voici les paramètres de 2 moteurs différents.

Moteur Poussée moyenne (en Newtons) Impulsion totale (Newtons/secondes)
Aerotech F25 26.307 70.767
Aerotech G25 22.170 117.499

 

Ces deux moteurs présentent la même poussée moyenne de 25 Newtons. Néanmoins le moteur de type G25 permettra une ascension beaucoup plus importante par rapport au F25. On préférera le moteur de type F25 en cas de jour de lancement assez venteux pour une récupération plus aisée.

Le meilleur moyen de déterminer l’altitude maximum du modèle est d’utiliser un logiciel de simulation. En plus de donner l’altitude maximum, un logiciel de simulation vous donne le temps nécessaire au modèle pour atteindre l’apogée. Ce dernier paramètre permettra de choisir le délai de la charge d’éjection du moteur.

Fonctionnement général des micros propulseurs

Les moteurs de fusées sont des moteurs à réaction. Ils fonctionnent suivant la troisième loi de Newton : « Tout corps A exerçant une force sur un corps B subit une force d’intensité égale, mais de sens opposé, exercée par le corps B. », ou bien en expulsant un gaz/une masse, on obtient une poussée dirigée dans le sens opposé d’intensité proportionnelle à la vitesse et à la masse du gaz expulsé. Les gaz sont produits par la combustion rapide du propergol qui est situé dans le moteur.

On écrit cette relation Ma = ma

principe_moteur

Il peut vous être difficile de saisir le concept du « lancement de masse et d’obtention d’une poussée dirigée dans le sens opposé ». Voici quelques autres exemples présents dans la vie de tous les jours utilisant la troisième loi de Newton:

  • Lorsque vous relâchez le goulot d’un ballon gonflé, il partira dans tout les sens jusqu’à ce qu’il manque d’air, c’est un exemple de moteur de fusée. Dans ce cas-là ce sont les molécules d’air qui sont expulsées du ballon, contrairement à ce que certaines personnes croient, les molécules d’airs pèsent bel et bien quelque chose…
  • Si vous avez déjà vu une lance de pompier en action, vous avez pu voir en général 2 ou 3 sapeurs-pompiers tenant le tuyau. Le tuyau agit comme un moteur de fusée. Le tuyau expulsant l’eau dans une direction, les sapeurs emploient leur force et leur poids pour contrecarrer la réaction. Si le tuyau ne serrait pas tenu il se balancerai dans tout les sens.

Classement et paramètres de base.

On classe les moteurs de fusées suivant leur impulsion totale (Total impulse) qui est indiquée par des lettres de l’alphabet. Plus on s’avance dans l’alphabet plus le moteur sera puissant. Chaque lettre indique une gamme d’impulsion totale ; chaque taille de moteur contient deux fois toute l’impulsion de la lettre précédente.

Ainsi un moteur de classe B a une impulsion totale deux fois supérieur à celle d’un moteur de classe A ; un moteur C à deux fois toute l’impulsion d’un moteur de classe B etc… Les fusées volant avec un moteur supérieur à la classe G sont qualifiées de modèles à puissance élevé ; l’achat de ces moteurs nécessitent des permis spéciaux.

classification moteur tiree de apogeerocket.com

Voici un tableau montrant l’évolution de l’impulsion totale en fonction de l’accroissement des lettres

Lettre Impulsion totale en Newtons/secondes
1/4 A De 0.312 à 0.625
1/2 A De 0.626 à 1.25
A De 1.25 à 2.5
B De 2.5 à 5
C De 5 à 10
D De 10 à 20
E De 20 à 40
F De 40 à 80
G De 80 à 160
H De 160 à 320
I De 320 à 640
J De 640 à 1280
K De 1280 à 2560
L De 2560 à 5120
M De 5120 à 10240
N De 10240 à 20480
O De 20480 à 40960

Ainsi l’impulsion totale est indiquée par une lettre. Néanmoins un moteur pourrait très bien être configuré pour délivrer seulement la moitié de l’impulsion totale indiquée par la lettre; il faut alors se référer à la feuille d’instructions donnée par le fabriquant pour connaître la valeur exacte de l’impulsion totale.

L’impulsion totale n’est pas la seule donnée qui caractérise un moteur:

  • Il faut aussi prendre en compte la valeur de la poussée moyenne (average thrust) du moteur. C’est le paramètre qui fournie immédiatement les capacités d’un moteur. Il s’agit d’une valeur très pratique, qui permet de donner une prédiction de l’altitude. Elle permet aussi de savoir l’accélération de votre rocket et encore à savoir à quelle vitesse votre modèle va quitter la rampe de lancement. La poussée moyenne est mesurée en Newton, c’est la valeur moyenne de la poussée du moteur durant la combustion de ce dernier. Typiquement la poussée d’un moteur rejoint un pic initial, puis descend à une valeur moyenne pendant un certain temps pour enfin redescendre. La poussée moyenne peut être déterminée en divisant l’impulsion totale par la durée. Cela indiquera la poussée moyenne, si la poussée est constante de l’allumage à la fin.
  • Le temps de combustion (burn time), comme son nom l’indique est le temps de fonctionnement du moteur. Il peut aller de quelques dixièmes de secondes à des valeurs supérieurs à 4 secondes. Un temps de combustion égal à 2 secondes est déjà très long pour un moteur. Pour déterminer la durée de combustion d’un moteur, vous pouvez diviser la poussée totale maximum par sa poussée moyenne.

La poussée moyenne, l’impulsion totale et le temps de combustion sont étroitement liés : admettons que nous avons un moteur exerçant une poussée moyenne de 40 N pour un temps de combustion de 4 secondes, soit une impulsion totale de (40*4 = 160 N-s) ; il aura la même impulsion totale qu’un moteur ayant 80 N de poussée moyenne et 2 secondes de temps de combustion (80*2 = 160 N-s). Ce n’est pas pour autant que les deux moteurs auront les mêmes capacités. En effet, le moteur ayant une poussée moyenne de 80 newtons sera le plus adapté si vous voulez une très grande accélération ; c’est utile si vous voulez faire voler un modèle assez lourd. Le moteur ayant 40 newtons de poussée moyenne sera le plus adapté pour un petit et léger modèle.

Admettons maintenant, que nous avons des moteurs ayant une même poussée moyenne, mais une impulsion totale différente : un moteur a 5 newtons de poussée pour une durée de 0.5 s ; un moteur b à lui aussi 5 newtons de poussée moyenne, mais une durée de 1 s. Selon vous, quel moteur va pousser un même modèle le plus haut possible ? C’est le moteur b, parce que la poussée sera appliquée au modèle beaucoup plus longtemps.

  • Le retard ou délai (delay), exprimé en seconde, indique le temps entre la fin de la combustion et de l’expulsion du parachute. Certains moteurs ne disposent pas de retard, on dit que le retard est égale à 0, notamment les moteurs hybrides (voir plus bas) ainsi que les moteurs à ‘premier stade’, utilisé pour les rockets ayant différents ‘étages’ (multistage). Le multistage est en fait une rocket qui utilise plusieurs moteurs, allumés les uns après l’autre : lorsque la combustion du premier moteur est terminée, un deuxième sera déclenché qui repropulsera la rocket dans les airs. Dans le cas où vous utilisez deux moteurs, le deuxième, doit avoir un retard, pour que vous puissiez récupérer votre fusée.

Si le temps de retard est trop court, le parachute se déploiera beaucoup trop tôt : lorsque la rocket ne sera même pas encore à son point d’apogée. Le parachute, se déploiyant à une haute vitesse, sera endommagé, et vous retrouverez votre modèle ‘complètement mort’ une fois à terre.

Dans le cas où le temps de retard est trop long, le modèle va continuer son ascension, décrire un arc, et commencer à prendre de la vitesse avant de retomber. Encore une fois, le parachute, se déployant à des hautes vitesses, sera endommagé et vous retrouverez votre modèle en pièces.

Code moteur

En général, les caractéristiques des moteurs sont indiquées sur son enveloppe ou sur sa boîte, au moyen d’un code qui fournit les informations sur sa puissance et autres paramètres. Ce code est adopté dans tous les Pays du monde et de tous les constructeurs. Il est fondamental pour connaître les caractéristiques du moteur. Le code est toujours constitué d’une lettre et deux nombres séparés d’un tiret.

Par exemple, pour un moteur SF de classe B :

code

  • La lettre B indique la classe d’impulsion
  • Le numéro 4 est la poussée moyenne en Newton (Average Thrust).
  • Le deuxième 4 nous donne le temps entre la fin de la combustion du moteur et la mise à feu de la charge d’éjection. Aussi appelé délai.

Lorsque l’on monte dans la classification les codes sont légèrement différents les uns des autres. Parfois il se peut qu’il y est une lettre ou une description en plus, c’est le cas pour les moteurs d’Aerotech (leader des moteurs composites et inventeur du RMS), qui place les lettres J, FJ, W, ou T derrière le code pour indiquer la couleur que dégage le propulseur et d’autres caractéristiques pour indiquer la poussée…

REMARQUE : Cesaroni Technology dispose d’un code moteur un peu différent. En effet leur moteurs sont désignés en premier non pas par une lettre mais un numéro. Ce numéro correspond à l’impulsion totale du moteur. Le reste des informations données par leur code moteur reste les mêmes que ceux présentés plus haut.

Cesaroni 648J285-15A

648 correspond à l’impulsion totale en newton-secondes.

J est la classification de l’impulsion totale.

285 correspond à la poussée moyenne en newtons.

Pour connaître approximativement le temps de combustion du moteur il vous suffit de diviser l’impulsion totale par la poussée moyenne :

648 / 285 = 2.2 s

Le 15A représente le délai. Après 15 secondes, la charge d’éjection sera déclenchée. Les moteurs de la marque Cesaroni sont toujours configurés dans le délai le plus long. Ainsi l’utilisateur n’aura plus qu’à racourcir le délai au temps souhaité.

Tubes/Fuselage

phenolic

Le fuselage, ou le « tube » est la base de toutes fusées. Appelé corps, ou « Body tube » chez les anglais, c’est autour de ce tube que se construit votre fusée. Devant être capable d’encaisser toutes les forces durant le vol, jusqu’à la récupération, lorsque la fusée retombe au sol, ils doivent aussi pouvoir être facilement travailler… Dans cet article nous parlerons avant-tout des différents tubes existants, leur matériaux et leurs usages.

I. Dimensions et désignations

Pour choisir efficacement son tube parmi les nombreux disponibles sur le marché, il est essentiel de connaître les normes relatives à leur dimensions ainsi qu’à leur désignations. En effet un des paramètre essentiel est le diamètre interne. En effet, tous les tubes sont désignés selon le diamètre interne du tube (ID ou Inner Diameter). On préférera s’appuyer d’avantage sur ce paramètre que la taille des tubes, car celle-ci varie entre les différents fabricants ; de même que le diamètre externe des tubes (OD ou Outside diameter).

Car les principaux fabricants de tubes sont d’origine Américaine, ces derniers utilisent avant tout des mesures en pouces. Mais lorsqu’il s’agit de parler du diamètre des moteurs, ces derniers utilisent des mesures en millimètres. Ci-dessous des tableaux dressant la production des principaux fabricants de tubes:

  pml_logo

comprime-be.com

Tubes de Public Missiles Ltd (PML). Cette entreprise américaine développe avant tout des tubes pour modèles HPR. Parmi leur ligne de production on distingue deux types de tubes utilisant des matériaux bien différents :

  • La désignation PT (Phenolic Tube) désigne les tubes de carton en phénolique.
  • La désignation QT (Quantum Tube) désigne les tubes de « plastique » en Quantum.
Désignation Diamètre interne
(en pouces)
Diamètre interne
(en mm)
Longueur
(en pouces)
Longueur
(en cm)
QT-2.1 2.152″ 54.6 36″ 91.44
QT-2.5 2.560″ 65 36″ 91.44
QT-3.0 3.002″ 76.2 36″ 91.44
QT-3.9 3.900″ 99 36″ 91.44
QT-3.9-48 3.900″ 99 48″ 121.92
PT-1.1 1.145″ 29 36″ 91.44
PT-1.5 1.525″ 38 36″ 91.44
PT-2.1 2.152″ 54.6 36″ 91.44
PT-2.5 3.002″ 65 36″ 91.44
PT-3.0 3.002″ 76.2 36″ 91.44
PT-3.9 3.900″ 99 36″ 91.44
PT-3.9-48 3.900″ 99 48″ 121.92
PT-6.0 6.007″ 152.6 48″ 121.92
PT-7.5 7.512″ 190.8 48″ 121.92
PT-11.4 11.41″ 290 48″ 121.92
 
 
estes_logo

Les tubes de Estes sont en carton, disposent d’une paroi d’épaisseur variable entre 0.3 et 0.5 mm. La désignation BT signifie Body Tube.

Désignation Diamètre interne
(en pouces)
Diamètre interne
(en mm)
Longueur
(en pouces)
Longueur
(en cm)
BT-3 0.35″ 8.86 18″ 46
BT-5 0.52″ 13.2 18″ 46
BT-20 0.71″ 18 18″ 46
BT-50 0.95″ 24.1 18″ 46
BT-55 1.28″ 32.6 18″ 46
BT-60 1.60″ 40.5 18″ 46
BT-80 2.59″ 65.7 14.2″ 36

 

LocPrecisionLogo

Les tubes de LOC Precision (LOC)sont également en carton et disposent d’une paroi d’épaisseur variable entre 0.9 et 2.0 mm. La désignation BT signifie Body Tube.

Désignation Diamètre interne
(en pouces)
Diamètre interne
(en mm)
Longueur
(en pouces)
Longueur
(en cm)
BT-1.52 1.52″ 38 34″ 86.36
BT-2.14 2.14″ 54 34″ 86.36
BT-2.56 2.56″ 65 30″ 76.2
BT-3.00 3.00″ 76.2 34″ 86.36
BT-3.90 3.90″ 99 34″ 86.36
BT-5.38 5.38″ 136.6 45″ 114.3
BT-7.51 7.51″ 190.7 60″ 152.4

On remarque à travers ces tableaux de valeurs, que les fabricants LOC et PML disposent des même diamètres en matière de tubes. En effet ce sont ces deux fabricants qui ont standardisés les tubes dans le hobby.

II. Matériaux

Précédemment à travers les tubes proposés par PML, vous avez découvert qu’il existait également des tubes en plastiques et non pas qu’en carton. En effet, nous avons abordé que le catalogue de base des principaux fabricants de tubes, qui sont avant tout des fabricants de tubes en carton. Le carton, car il s’agit du matériel le plus courant pour nos modèles.

A.Les tubes en carton

On distingue 2 types de tubes en carton :

  1. Les tubes en papier.
  2. Les tubes en phénolique (phenolic).

Dans les deux cas, nous retrouvons les caractéristiques propre aux tubes en carton : on observe la présence de rainures en spirales sur la surface extérieure.

1. Les tubes en papier :

tube_papier
Ces tubes sont très bien pour les modèles de basse et de moyenne puissance. Pour les utiliser avec des moteurs au-delà de la classe G, il vous faudra les renforcer.
Facile à couper, peu coûteux, très facile à travailler et surtout très léger, ce sont les candidats idéals pour toutes vos fusées (inférieur à G) . De plus les spirales constitués par les minces assemblages de papier ne sont pas un problème : quelques couches de peintures suffisent à les masquer. En cas de choc, ces tubes se plient en accordéons.

2. Les tubes en phénolique :

tube_phenolic

Ces tubes sont imprégnés de résigne phénolique avec une substance qui les rends imperméables et très rigides. En effet, ils offrent une plus grande résistance à la compression : jusqu’à 5 fois plus que les tubes en kraft. Si bien qu’un choc brutal entraînera une fragmentation du tubes. De plus c’est un matériel relativement simple à travailler : faciles à découper, adhère bien aux adhésifs comme l’epoxy à 2 composants…

Les tubes en phénoliques de chez PML (ex: photo) sont très résistants mais ont tendances à se fragmenter en cas de chocs. Les tubes en phénoliques flexibles de GiantLeap sont un peu plus solides, en raison de leur flexibilité, mais là encore un gros choc entraînera une fragmentation du tube.

 

B. Les tubes plastiques

Pml est le seul fabriquant à nous proposer des tubes en matière plastique : ses tubes en Quantum (QT). A la base ils étaient censés remplacer leurs tubes en phénoliques, c’est pourquoi bon nombre de leur kits en utilisent.

tube_quantum

Néanmoins beaucoup de personnes préfèrent les tubes en phénoliques. En effet, les tubes en quantum souffrent des bonds de températures. Le quantum est un matériel relativement sensible à la température. Lorsqu’il fait très froid, le tube se rétracte entraînant pas mal de problème notamment lors de l’utilisation de coupleurs/pistons en phenolique. A cela s’ajoute le fait qu’ils ne sont pas simple à renforcer, et sont fabriqués dans 4 diamètres : 2.1″, 2.5″, 3.0″, et 3.9″.

De plus le Quantum est un matériel destiné pour les fusées n’ayant pas des conditions de vols extrêmes. Pour ces dernières vous devrez vous rabattre sur des tubes en phenoliques renforcés. En effet, le Quantum n’est pas conçu pour les vols transsoniques (Mach compris entre 0.8 et 1.2) ni pour le supersonique (Mach compris entre 1.2 et 5). Enfin ces tubes ne sont pas adaptés pour les fusées utilisant le diamètre interne du tube comme tube moteur (Ø moteur = Ø tube) dans quel cas vous retrouverez votre tube fondue comme du gruyère.

Le Quantum dispose néanmoins de points positifs :

-Il est très facile à travailler, utiliser et demande peu de travail quant aux finitions.
-C’est un matériel relativement flexible pardonnant la plupart des chocs par rapport aux tubes en phenolique ou en carton.
-La plupart des peintures sont compatibles avec les tubes en quantum. PML assure que leurs tubes en QT sont compatibles avec la laque, l’enamel, l’epoxy et l’uréthanne.
-Il ne dispose d’aucune spirales sur la surface extérieure : le tube est très lisse.
-Pas cher.
-Il est facile de nettoyer l’intérieur de la fusée exposée aux gaz d’éjection du moteur.

 

C. Les tubes en matières composites

Dans la famille des tubes résistants voir très résistants il y les tubes en matières composite :

  • Tubes en fibre de verre.

  • Tubes en carbone.

En plus d’être très résistants, ces tubes en matières composites, que ce soient du carbone ou de la fibre de verre sont très chers ! Vous pouvez atteindre la résistance de ces tubes avec des tubes en phénolique renforcé, vous n’aurez alors pas la même légèreté, mais ce sera dans tous les cas moins cher. Ces tubes en matière composite sont également très difficile à travailler. Vous comprendrez donc que ces tubes sont avant tout utilisés pour de grandes fusées devant résister à des conditions extrêmes.

Type de matériel Avantages Désavantages
Tube en papier Peu coûteux
Léger
Facile à travailler
Surface lisse
S’endommage facilement
Tube en phénolique Peu coûteux
Léger comparé à leur résistance
Surface Lisse
Fragile
Délicat à découper
Se casse en cas d’atterrissage brutal
Spirales
Tube en phénolique renforcé Une bonne alternative aux tubes composites
Robuste
Pas de spirales
Du travail en plus
Le poids
Tubes en Quantum Peu coûteux
Flexible
Très lisse
Pas de spirales
Très sensible à la température
Impossible à renforcer
Pas si résistant que cela
Tubes en fibre de verre Résistant
Robuste
Pas de spirales
Cher
Difficile à travailler
Demande beaucoup quant à la finition
Tubes en carbon Très résistant
Robuste
Très cher
Difficile à travailler
Souvent une surface rugueuse